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Le vent et les fleurs du printemps

Posted by DramaR on 07:52 in ,

Un rictus se dressa à la place où elle devait apercevoir un sourire, et même quand elle se tortillait pour se glisser entre ses bras, elle ne retrouva pas cette expression de bien-être qui se reflétait dans ses yeux à chaque fois qu'il l’accueillait contre son cœur. Au lieu de cela son regard resta figé sur la surface plane de l'eau, suivant les ondes provoqués par l'atterrissage de quelques volatiles de passage.


Le reflet du soleil commençait à se retirer vers le bord opposé de ce lac artificiel, installé récemment par la mairie de la ville au milieu du parc, L'astre brillait d'un rouge intense, annonçant un lendemain chaud et lumineux, avant de plonger entre les immeubles jonchés ça et là. C'était un mois de mars comme il n'en avait jamais vu dans ce pays ou le froid est règle et la grisaille est loi. Un printemps chaud et fleurit avait pris logis dans les rues et les jardins de la ville. Malgré cela, il avait l'impression qu'un hivers long et froid refusait de quitter son cœur. Il la sentit se blottir de plus en plus contre lui, Une brise fraîche vint caresser sa longue chevelure châtain et ses épaules dénudés. Un frisson le traversa à son tour. Il aimait le froid, il aimait l'hiver. Elle préférait les journées chaudes de l'été. Il ramassa sa veste posée à une longueur de bras sur l'herbe moite, couvrit sa compagne et la serra contre lui. Ses yeux se plongèrent dans les siens et il se mit à passer ses doigts dans ses cheveux, sans dire un mot. Elle était habituée à ces longs moments de silence. Elle savait qu'il ne fallait pas l'interrompre. Elle était consciente de ce qui le tourmentait, alors à quoi bon remuer le couteau dans la plaie.


Ils se sont rencontrés, il y a quelques années, dans ce même parc et ils avaient, depuis, pris l'habitude de s'y donner rendez-vous. Il disait qu'à chaque fois qu'il la retrouvait ici, il avait l'impression de revivre leur première rencontre. C'était un jour comme aujourd'hui, chaud mais traversé par un vent hésitant, soufflant de temps en temps et reprenant ses esprits le reste du temps. Il s'était installé à même le sol s'accoudant sur son sac en toile. Il avait abandonné son calepin dans lequel il avait l'habitude de tracer ce qui lui traversait l'esprit, pour un roman qu'on venait de lui offrir et dont on disait le plus grand bien. Soudain, sortant de sa léthargie, le vent souffla de toute ses forces, comme la dernière note, longue et aiguë, que jouerait un guitariste virtuose pour annoncer la fin de son solo. Les fleurs parsemées entre les arbres rentrèrent dans une danse frénétique, provoquée par ce souffle puissant couplé aux battements des ailes de pigeons venu picorer ce que daignaient leur laisser les riverains. Une écharpe de soie blanche venait se joindre à ce bal, traversant le nuage de fleurs d’amandiers pour atterrir sur son visage. Elle était embaumée d'un parfum doux et discret, qui lui fit tourner, brièvement, la tête, Il en pris une pleine bouffé avant de l'écarter et découvrir un sourire furtif qui se dessina entre les lèvres de celle qu'il supposa propriétaire de ce vêtement. Il le lui tendit mais ne le lâcha pas. Elle sourit encore, et tira sur l'écharpe en se dirigeant vers le cercles d'amis qu'elle venait de quitter à la rescousse de son foulard. Mais ne lâchant toujours pas prise il dit : « Le vent et les fleurs du printemps avaient décidé qu'on devait se croiser ici même. Si je te redonne ton écharpe, leur plan est foiré. Je ne voudrais pas les laisser tomber, ce sont des amis de longues date. » Son sourire ne fut pas furtif cette fois ci et se prolongea par un petit rire semblable à un gloussement d'enfant. « Je... Je ne suis pas seule. Mes amis... Regarde, ils sont là-bas sous l'amandier. » répondit-elle en pointant de sa main libre, un groupe de jeunes étudiants accroupis en cercle autour d'un amas de sac-à-dos et de bandoulières. « Si tu veux, joins toi à nous. Il y a à boire et à manger. On avait prévu un pique-nique. Ils passèrent, ensuite, la soirée à se chercher du regard, s'ils n'étaient pas l'un à coté de l'autre et la nuit suivante, à ne plus se quitter du regard, comme s'ils cherchaient un trésor ancien, enfoui dans les yeux de chacun.


« Azam... Murmura-t-elle coupant ce silence qui s'éternisait. J'ai froid. Je veux rentrer. » il sursauta au son de sa voix comme s'il venait de s'apercevoir qu'elle était sur ses genoux, sourit et se baissa légèrement pour déposer un baiser sur ses lèvres avant de l'inviter par un geste lent à se relever et commencer leur marche habituelle vers leur petite rue. En sortant du parc, elle glissa son bras sous le sien et annonça sur un ton qu'elle voulait apaisant : « Ne t'en fais pas. J'ai vu mon père aujourd'hui et il nous propose de nous installer dans l'appartement qu'il voulait louer. Et tu sais quoi ? On n'aura qu'à payer la moitié du loyer qu'il avait prévu. »


Il savait bien que le père d'Ayda ne l'avait proposé de bon cœur mais après qu'elle l'ait supplié, elle se serait même fondu en larmes, supposa-t-il. Avant quelques mois de la rentrée dernière, l'académie avait annoncé la suppression de quelques milliers de postes d'enseignants. Le nouveau gouvernement en place, avait décidé de réduire le budget de l'enseignement au profit de celui de la défense. La situation politique internationale devenait alarmante. Les troubles en moyen et proche orient venait à se multiplier. Même son pays natale devenait une menace militaire à prendre au sérieux. Les grandes puissances mondiales commençaient, en ces temps troubles, une course vers l'armement. Le monde entier était sur le qui-vive. Il avait quitté son pays après avoir fini le secondaire. Des études d'histoire à l'étranger était une porte de sortie inespérée. Sa mère lui disait qu'il fuyait la tyrannie, certes sans combattre, mais que c'était une fuite vers l'avant. « Va chercher les armes où elles sont, puis reviens mon fils. Notre pays a besoin de toutes ses ressources, plus que jamais. » Mais il n'était pas revenu. C'était peut être la faute de l'écharpe en soie blanche ou celle de sa lâcheté. En tout cas, aujourd'hui il se retrouvait sans travail. Des mois de recherches avaient donné une pile de lettres de refus de toutes les académies du pays et d'une vingtaines d'écoles privées. Le rédacteur en chef d'un hebdomadaire dans lequel il occupait une page de chroniques, lui avait fait comprendre que s'il voulait la garder, il devait adopter une position totalement hostile face à son pays. Il refusa fermement, perdant ainsi son dernier gagne pain. Le propriétaire de l'appartement qu'il occupait avec Ayda, depuis trois ans, avait eu la sympathie de les laisser se remettre sur pied, avant de se lasser des retards et des impayés.


Il regarda tendrement sa compagne, accrochée à son bras, alors qu'ils commençaient à peine la longue montée menant chez eux. « Tu es le derniers trésor qui me reste. » Dit-il pour la sortir à son tour de ses rêveries. « Je serais toujours là... Tu ne voudrais pas trahir le vent et les fleurs du printemps? » Répliqua-t-elle en essayant de détendre cette atmosphère pesante. Ayda, était psychologue dans une maison de repos pour personnes âgées. Elle aimait son métier, mais les postes devenaient de plus en plus rares et elle ne pratiquait que quelques heures par semaine. Son maigre revenu ne leur permettait pas de continuer le même train de vie. Ils avaient déjà épuisé toutes leurs économies pour le conserver et elle se refusait à présent de voir Azam multiplier les petits boulots qui l'éloigneraient de son domaine de prédilection. Elle était prête à tout pour lui. Son père n'avait pas approuvé leur relation. « Il a la tête dans les nuages ce garçon! Je ne veux pas te voir avec quelqu'un qui n'a aucune perspective d'avenir. Ce n'est pas quelques mots dans un journal ou sur un tableau, qui vous offriront une bonne situation. » Lui répétait-il sans cesse. Mais elle l'aimait. Elle l'aimait pour ce qu'il était rêveur, passionné... et qu'importe sa situation ou ce que disait son père, elle l'aimera toujours et sera là jusqu'à la fin.


Il la serra contre lui, comme s'il avait deviné cette déclaration d'amour silencieuse. Il la sentit trembloter. Le froid s'intensifiait. Il vérifia ce qui lui restait en poche, puis fit signe à un taxi. « Un trésor doit rester au chaud. Il me reste quelques billets, ne t'en fait pas. » Dit-il pour répondre au regard inquiet que lui lançait Ayda. Pourtant, il savait qu'à la fin de la course du taxi, il ne lui resterait plus un seul centime.


Paris, le 13/04/2011


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Un appel!

Posted by DramaR on 17:48 in , , ,


Depuis Vendredi, depuis que nous avons dit “yezzi” , je n’arrête pas de recevoir des messages de félicitations et de soutiens, de la part de quelques amis: des français, des marocains, des algériens, des égyptiens... De tout part et ça me rend fier, ça nous rend fier. Rien qu’en parcourant le web, les même messages s’adressant au peuple tunisien, sont omniprésents. Bien sûr je ne suis pas le seul à l’avoir constaté, et ce n’est donc pas pour cette raison que j’écris ces quelques lignes. Mais principalement pour mettre en évidence le fait qu’aujourd’hui en tant que tunisiens, nous avons une responsabilité, envers nous même mais aussi envers le reste du monde arabe, voire bien au-delà des frontières de ce dernier. Cette responsabilité se résume à ne pas laisser tomber “thawrat al ahrar” dans les mauvaises mains, ni dans la mauvaise direction. Notre devoir aujourd’hui est de la faire fleurir, la réussir jusqu’au bout, non seulement afin d’aboutir à la construction du pays dont on a tous rêvé, non seulement pour que nous disions “nous sommes libres” et que cette phrase puisse raisonner pendant des générations, mais aussi pour que tout ceux qui vivent ce que nous avons vécu pendant des décennies puissent avoir confiance en leur capacité à changer leur avenir, et de se débarrasser de leurs sombre présent.

Je ne veux adopter aucune position ou idéologie politique pour l’instant. Je ne vais pas, non plus, m’aventurer à analyser quoi que ce soit. Je ne participerais à aucune chasse aux sorcières. Chaque chose en ce temps. Mais je voudrais lancer un appel dont je suis certes pas le seul à faire, mais zeyedet el khi5 ma fiha endema. Vigilence, soyons attentifs à toute ces manoeuvres politiques, à cette tentative signe d’impuissance, qu’entreprennent les quelques “réscapés” de la colère du peuple. Entre radier ZABA du RCD, la démission de Ghannouchi et Mbazaa de ce partie de la peur, et ne parlons pas de la mascarade, qu’ils ont appelé gouvernement transitoire annoncé par un premier ministre qui refuse tout de suite après de réponde aux questions des journalistes (un autre lâche parmi tant d’autres vous me diriez), force est de constater que la révolution n’est qu’à sa tendre enfance. Et comme tout enfant elle a besoin qu’on l’épaule, qu’on la guide vers le bon chemin. Comme tout enfant elle fera des bêtises et des erreurs qu’il va falloir rectifier sans tarder, car comme dit le proverbe : man chabba 3ala chayin chéba 3alyahi.

Je sais pertinemment que ceci parait évident et que tout tunisien libre en est convaincu. La preuve, des manifestants dans la rue partout dans le pays, des démissions au sein de la "mascarade", etc...
Mais en parcourant Facebook, quelques blogs et forums, j'ai eu un petit pincement au coeur, à la vue de pseudo-documents incriminent celui ci ou un autre, à la vue de vidéos appelant à la vengeance, d’autres montrant les richesses volés aux tunisiens par les mafieux déchus en tout absence de preuves... Et chers amis, c’est ce qui me pousse à faire cet appel, que je me lasserais pas de renouveler: Vigilence. Concentrons nous sur l’essentiel, sur les réformes urgentes dont la marche du développement et de la démocratie ont besoin. Je citerai: la réforme de la justice, complice de ces vingt-trois ans de terreur, de toute une économie qui a souffert de pratiques mafieuses et de corruption qu’il faudra bannir, de la création d’un vrai gouvernement qui saura respecter l’avis du peuple, la constitution et surtout l’indépendance du législatif et de la justice... La liste est non exhaustive, et le travail sera ardu. Et si nous mettons tout en oeuvre pour les réussir, on échapperas au pire.
On échappera à ces manoeuvres malhonnêtes et aux interventions étrangères. Et oui il ne faut pas oublier que ce qui se passe ici aujourd’hui dérange la plus part des “Grands”, et bien qu’ils soient petits face à ce peuple brave, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire échouer ce pour quoi on s’est battu et on se battra.
Notre révolution est venu du peuple, sans aucune intervention de personne ou d’organisme, elle naît de l’étincelle qu’un jour Mohammed Bouazizi a allumé, pour embraser toute une jeunesse sortant dans les rues réclamant sa liberté et son droit à une vie digne. Une telle révolution est difficile à contrôler ou orienter. La seule solution qui s’offrait à ces “Grands” là, qu’ils soient arabes, français ou occidentaux en générale, était de relativiser les événements passés voire discréditer la voix du peuple et soutenir le tyran. Pendant 23 jours, et depuis le 17 décembre de l’année passée, je fus horrifié par les titres des journaux qui paraissent en France et la façon avec laquelle le reste des médias relatait et interprétait les évènements en Tunisie. On a beau les appeler médias libres, elle reste une liberté enchaîné à l'audience, le profit et la coalition malsaine des politiques et les hommes des médias (les grands patrons). Aujourd’hui que la révolte s’est transformé en révolution, et que le monde entier s’est rendu compte qu’un peuple est encore capable de se soulever, ils, et vous voyez de qui je parle, ont peur. Ils se cachent, ne font que quelques déclarations timides, imposées et non choisies. Alors, moi aussi j’ai peur qu’ils soient entrain de fomenter un coup, de préparer un hold-up, un art dans lequel ils ont toujours excellé.
Voyez vous donc, le danger ne vient pas seulement de l’intérieur mais aussi d’ailleurs. Vigilance et encore vigilance, ce n’est pas le moment de flancher, ce ne pas le moment des dissensions ou de détourner son attention. L’instant est fort, tirons en cette force qu’il nous faudra pour marcher sans trébucher ou tomber. Celle qui passe forcement par la solidarité et la vigilance. Alors ne perdons pas le cap, sinon on risque de perdre le reste.este.

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Et,

Posted by DramaR on 19:46 in , ,
Et,
Quand on aura le temps
Je t'en dirais autant.
Mais,
En attendant
Il n'en reste pas autant
Qu'un jour ou sous la pluie
Tu m'as dit que tu étais mon ami.
Depuis,
Je suis parti
Car,
Rester ne me satisfaisait pas.
Le ciel m'ouvrait les bras.
A cet époque là,
Je croyais au paradis
Là ou tout le monde m'avait dit
qu'on pouvait à sa guise
Boire,
Fumer,
Croire,
Penser
et aimer.
A cet époque là,
Je n'étais pas moi.
J'étais du moins
Comme toi.
Aujourd'hui,
J'y suis.
Mais,
Je sais,
Qu'importe l'endroit,
Qu'importe le temps,
Qu'importe la foi,
Qu'importe la croix,
Que sur mon dos je traîne,
Comme un messie l'aurait fait,
sans peine
Mon paradis est,
Là,

Ailleurs et partout à la fois

Écoutez moi, Croyez moi,

Il ne peut être que soit.
Partagé, il ne l'est pas.
Alors,
Mes frères
Partageons l'enfer
Et,
Gardons nous, ô toi aussi mon ami,
De partager le paradis

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Au hasard d'un trajet de bus

Posted by DramaR on 21:46 in ,
Clope au bec, il était venu de loin
de part delà les mers et les montagnes
Apportant sans le vouloir une brique de plus
A cette grande mosaïque cosmopolite


Elle, elle ne connaît que ces cieux là
Et voudra aller aussi loin
Mais, aujourd'hui
Elle ne prend qu'un bus

Arrêt: Hôtel de ville
Laquelle?
Celle qui jura de ne révéler à personne
Ses secrets les plus intimes
Mais qui en murmurera volontiers une bonne partie
A celui qui saura prendre le bon pari

Maria Callas, Chopin, Beethoven, et du Gospel
Sur la même vitrine d'une échoppe abandonnée
Qui ne tardera pas à se transformer
En un lieu de rencontre ou il pourront, bavarder,
Boire, rire et peut être même pleurer

Rue Monge
Où j'aimais me pavaner abandonné à mes songes
Ou m'arrêter, contempler quelques guitares dans une vitrine, délaissées
Attendant impatiemment les doigts qui finiront par les caresser

Voila enfin mon arrêt
Mai avant de rejoindre la place
J'aimerais remercier ce bon vieux bus
De m'avoir fait oublier
Pendant ne serais ce que la durée du trajet
Ce qui me préoccupait
Et, par la même m'empêchait
De voir cette beauté
Qui s'offre à qui sait
En saisir la complexité

Des phrases au hasard qui même semblent
Parfois rimer,
N'ont en aucun cas l'intention
De s'appeler poésie
Mais, m'étaient dictées au hasard
D'un trajet en bus dans cette ville
Qui n'arrêtera jamais de me charmer
A Marie, Paris et une patrie...

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Heligoland

Posted by DramaR on 18:03 in , , ,



Ou Terre sacrée. Depuis sa sortie je n'arrête pas d'écouter ce nouvel opus de Massive Attack qui a fait taire beaucoup de critiques qui suite à l'EP "Splitting the atom" sortie en fin d'année annonçaient sans aucun scrupule que Robert Del Naja (3D) , Grant Marshall (Daddy G) et Andrew Vowles (Mushroom) n'avaient plus grand chose à offrir au Trip-Hop. Et bien la réponse des pionnier du genre vient clouer le bec à ces mauvaises langues.


Ouverture:
Le CD glisse lentement dans la bouche béante de la machine à musique qui commença aussitôt à prendre le rythme psychédélique qu'impose la voix de Tunde Adebimpe de TV On The Radio qu'on a déjà écouté et apprécié avant la fin de l'année. Il ouvre le bal avec une magnifique Pray for rain.

Scéne 1:
Place à une autre voix encore plus enchanteresse, celle de Martina Topley-Bird (Tricky) qui intérpréte Babel le second titre de l'album et le premier qu'on découvre réellement.

Scéne 2:
"It's easy don't let it go"
Du groove et rien que du groove qu'offre 3D et Daddy G aux fans des premiers albums de massive attack.

Splitting the atom:

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Je ne vais pas vous gâcher la découverte de cet album qui signe le retour de Massive Attack. Une pièce absolument à ne pas manquer, qui puise comme d'habitude dans tout les styles musicaux, capable de nous surprendre à chaque passage de piste, entre la sombre Splitting the atom, la sensuelle Paradise Circus (ma préférée) ou encore Atlas Air (ou Marrakech) qui tenez vous bien était jouée, lors d'un rappel au Zénith entre Unfinished sympathy et Karmacoma. Un futur classique?

Paradise circus:

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Atlas Air:


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Rêve?

Posted by DramaR on 20:18 in ,
Un rêve:
Pénombre, un petite lumière au fond, elle est là.

Réalité:
Lumière de rue, sons de pas, elle est là?

Un autre rêve:
Elle me caresse les cheveux, me pose des questions auquelles seul le bon dieu peut répondre.

La même soit disant réalité:
"Je t'aime!"
"Quoi?"

Toujours le même rêve:
"Je t'aime"


Je marchais au lieu de prendre le metro, quelques standards modernes nous imposent d'être mince et sportif, pourquoi pas après tout.

ça vibre:
- Ashref? t'es de retour?
- Oui J'ai atterri il y a quelques heures.
- Et bien sûr tu veux sortir!
- Ah tu me connais si bien.
- Bon ben, ça tombe bien, j'ai assez de quoi m'en jeter quelques uns.
- Non mais arrête, je sais très bien que t'es au chaud là, et que t'es devant ton écran sans aucune envie de sortir, alors c'est moi qui régale.
- T'as toujours su me séduire.

Quelques parts au fond de la ville ou du puits:
- Il va falloir qu'on rentre.
- On va au Tonneau!
- Non, il est vraiment tard et demain je bosse.
- T'es vraiment un peigne-cul!

Le Tonneau:
Glup, glup, glup!

Elle était là.

"There's no body here, for me now"

Elle est toujours là, son regard perçant accompagnant ces quelques notes lourdes que crachent les haut-parleurs.

Un petit tonneau:

- J'aimerais bien prendre le petit déjeuner ici.
- Ah! maintenant tu veux rester? Elle est ou?
- Elle est là. Tu la vois?
- Mais ou?
- ...
- Bon ben moi j'y vais!

Un rêve:

- Je te vois mais je ne peux pas te toucher!
- Ce ne sont que tes sens!
- J'ai envie de te sentir.
- J'ai envie que tu me perçois.
- Ou es tu?
- C'est à toi de trouver.
- Je n'aime pas jouer à ces jeux.
- Moi j'aime bien

Une autre réalitée:

- Je te vois mais je ne peux pas te toucher!
- Ce ne sont que tes sens!
- J'ai envie de te sentir.
- J'ai envie que tu me perçois.
- Ou es tu?
- C'est à toi de trouver.
- Je n'aime pas jouer à ces jeux.
- Moi j'aime bien

Réveil:
Merde!

Toujours cette réalité de ... :
- Je t'aime.
- Pourquoi?
- Je t'aime.
- Moi aussi.

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Quelques parts au fond du puits

Posted by DramaR on 19:57 in , ,
I'd like to share a revelation that I've had during my time here. It came to me when I tried to classify your species. I realized that you're not actually mammals. Every mammal on this planet instinctively develops a natural equilibrium with the surrounding environment, but you humans do not. You move to an area, and you multiply, and multiply, until every natural resource is consumed. The only way you can survive is to spread to another area. There is another organism on this planet that follows the same pattern. A virus. Human beings are a disease, a cancer of this planet, you are a plague.

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