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El3id Fi bollywood

Posted by DramaR on 17:25 in


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De la Religion...

Posted by DramaR on 06:29 in ,

Un texte que j'avais gribouillé sur mon calepin il y a quelques temps:

Je viens de finir la lectures de quelques bouquins. En effet, je me suis, comme me l'avait conseillé un ami, décidé à faire une pause sur mes écrits et d'aller puiser l'eau à la source afin de mieux alimenter mon moulin. Donc je me suis fixé comme but d'achever la lecture de trois livres. Le fait que je n'avais pas le net chez moi m'aida beaucoup et je me suis mis à parcourir les rues de paris, tantôt à pieds tantôt en bus, mais toujours un livre sous les yeux. Choses qui m'a permis de consacrer quatre à cinq heures aux livres. En temps normale c'est bien mon quota de lecture mais pas forcement d'œuvres originales mais quelques articles par ci par là, sur le net et un bouquin quand je ne suis pas chez moi. Et j'avoue que de consacrer son temps libre uniquement aux livres pendant un certain moment est une expérience somme toute agréable.


Parmi les trois œuvres qui me sont tombées entre les mains, Maktub de P.Coelho me frappa en particulier. Dans sa petite préface l'auteur présente son œuvre comme étant un échange d'expériences. En effet, le livre se présente sous la forme d'un recueil de petites fables si j'ose dire. Entre les conseils de son Maitre et des histoires puisées dans différentes cultures et légendes du monde, Paulo Coelho nous offre là, quelques bribes d'un héritage humain riche en sagesse. Chaque page mérite à elle seule une longue méditation. En effet ce n'est pas un texte qui se lit de façon linéaire. Son lecteur, doit dans un premier temps le parcourir, ensuite revenir à sa guise vers les histoires et les morales qui mériteraient selon lui d'avantage d'approfondissement.

Il est vrai toute fois que celles ci se basent souvent sur la foi catholique et l'enseignement de Jésus et des saints du christianisme. Mais ceci ne diminue en aucun cas l'universalité de des messages ( et j'insiste sur le pluriel) qu'il contient.

En finissant sa lecture et je n'en aurais pas fini de si tôt il est vrai car depuis je reviens souvent au pages que j'ai marqué lors de mon premier parcours, donc en le finissant, je ne put m'empêcher de comparer la quête spirituelle des moines et des sages jésuites, chrétiens, juifs et autres qui nous parvienne à travers ce texte et la façon de nous enseigner « la quête de Dieu », à celle qu'on nous a apprise hier nos professeurs, nos ainés, nos maîtres...

Cette dernière semble être une successions d'interdictions et d'actions à suivre à la lettre pour le salut de nos âmes. Comme si nous devions acquérir une certaine somme de crédits afin d'éviter le châtiment. Notre religion, et je dis notre parce que l'Islam s'inscrit dans mon identité même si je m'en éloigne, s'est écarté de la vrai nature que devrait revêtir chaque croyance et chaque religion. Elle ressemble aujourd'hui à une charte ou un ensemble de loi dont il ne faut pas s'écarter voire les suivre à la lettre pour mériter le royaume des cieux. Ceux qui se prétendent guides spirituels, Oulama, Fouqahaa... se contentent de nous dicter leurs fatwas interdisant ceci ou « Hallelisant » cela, au lieu de faire leur priorité que de nous inviter à réfléchir nous même et à méditer l'enseignement de Dieu et des sages. Une religion n'est pas un but en soi, c'est un moyen comme un autre, qui permettra à ceux qui veulent le suivre d'accomplir sa quête spirituel ou sa « légende personnelle ». Il parait vraiment absurde que ceci peut être accomplie en se contentant d'appliquer des règles préétablie, généralisé à tout les croyants, ou j'ai envie dire réduire ça à une simple équation mathématiques à équilibrer.


Une religion est un chemin pour se rapprocher de Dieu et là je dégage Dieu de toute forme de personnalisation ou de conscience. L'art est une religion, le travail est une religion, l'amour en est une, toute chose qui nous permets de nous améliorer, de nous épanouir, d'atteindre nos buts est une religion. Le reste n'est que dogme et obscurantisme.


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Voyage au fond du puit

Posted by DramaR on 10:16 in , , ,

Ils me permirent de les suivre. Ce fut une surprise pour moi. Ils étaient fort bien habillés, une fraîcheur étonnante en émanait et leurs visages rayonnaient d’une étrange lueur pure. Je ne me rappelais plus du chemin que j’ai dû emprunter pour arriver là, marchant dans leur sillage, essayant tant bien que mal à tenir leur rythme. J’avais l’impression que ma mémoire fut effacée par un quelconque sortilège. Mais la fatigue que je ressentais et l’état des mes habits en loques prouvaient que je ne faisais en aucun cas partie de ce cortége à son départ. Et pourtant, ils me laissèrent leur emboîter le pas et à chaque fois que cette douleur lancinante m’élançait à la jambe, m’obligeant à ralentir le pas, ils faisaient en sorte que je puisse les rattraper. Ils avançaient d’un pas saccadé mais régulier et ils ne disaient mot. Je fus même frappé par le silence qui règne sur ce paysage lugubre et étrange : Une vallée rocheuse s’étendant à perte de vue interrompue à l’est par une montagne qui semblait s’élever jusqu’aux confins du ciel. Il n’y avait point de soleil. Je crus un instant qu’il faisait nuit mais l’absence d’étoiles me suggérait le contraire.

Où somme nous ? Quelle contrée de la terre pouvait être aussi lumineuse alors qu’on ne voyait aucun astre au ciel ? Serait ce leur aura qui illuminait notre chemin ? Et d’ailleurs, ou va-t-on ?

Ils me jetèrent soudain, un regard plein de reproches comme s’ils étaient dérangés par les questions que je me posais. Liraient-ils mon esprit ?
Tout ce dont je me rappelais, était que je marchais le long de la rue des Carmes absorbé par milles pensées. Puis, le néant. Je me retrouvais simplement marchant à coté de ces gens, qui n’ont, à première vue, des humains que l’apparence.
« Taisez vous donc, nous sommes bientôt arrivés »
Mais ou donc ? Je voulus crier cette question tellement je me sentais en proie à une frayeur soudaine. Mais tout ce qui se dégagea de ma gorge sèche, ne fut qu’une espèce de grognement animal.

Où va-t-on ? Où suis-je ? Qui êtes vous ? … Tant de questions, sans réponses, martelaient ma tête endolorie et pesaient sur mon cœur haletant. L’absence de réponse de leurs parts et l’impossibilité de trouver une explication rationnelle à tout ceci, m’abandonna à une peur insurmontable et je fus envahie par un sentiment désagréable et tellement étrange qu’il me fut impossible de le définir. Ajouté à cela le majestueux silence qui pesait avec une force colossale sur ce désert rocailleux, je sentis tout mes membres trembler et mes jambes incapable de me porter. « Tenez bon, Il ne nous reste plus beaucoup de chemin ». Ils parlaient d’une seule voix. J’avais du mal à les croire bien qu’ils paraissaient exercer sur moi une influence magique. Car, comment voulez vous qu’on puisse arriver, bientôt à un endroit quelconque, alors que le chemin que nous suivions, bien que tracé avec précision dans la roche, s’étendait à perte de vue.

« Ne vous fiez, donc, pas à vos sens. Ils ne vous seront d’aucune utilité ici »
Je me rendis aussitôt compte qu’il n’y avait pas la moindre senteur qui aurait pu flotter dans l’air. Même leurs voix, semblaient résonner dans ma tête, au lieu d’arriver à mes oriels. Une frayeur gigantesque me prit soudainement ; une seule explication pouvait avoir un semblant de bon sens : Je ne suis plus, je suis mort. A cet instant précis ou j’arrivais à cette conclusion, je les vis sourire, pour me rassurer ou confirmer mes doutes, que sais je ? Et à l’instant même où je vis le sourire mystérieux s’effacer de leurs visages, nous changeâmes de paysage ; comme si une force invisible venait de nous transporter dans un somptueux palais ou ce qui me semblait en être un.

Des colonnes géantes s’élevaient maintenant un plafond peint de milles fresques et traçants un couloir, qui traversait un jardin ou fleurissaient des arbres plus étranges les uns que les autres. Le chemin, devint incliné au bout d’un moment et s’enfonça dans le sol prolongé par un tunnel. Nous y pénétrâmes, traversant un passage étroit et fort lumineux. On pouvait distinguer sur ces mures différentes scènes dessiné selon une succession logique dans le temps, décrivant la vie d’une femme qui semblait traverser les ages de l’humanité.

Nous arrivâmes, bientôt, dans une grande salle, surplombée plafond rond, ou était peinte une voûte céleste, parsemée par des milliers d’étoiles qui me paraissaient briller, bien que assurément peintes. La pièce était vide de tout meuble, mis à part un tapis rond en son centre qui, si on ne faisait pas attention, semblait se confondre avec le marbre pourpre qui couvrait le sol.
« Asseyez vous » firent ils en prenant place tout au tour de tapis formant ainsi un cercle parfait tout en me laissant une place. Je fis de même, impatient de voir comment tout cela va finir mais surtout fort content de pouvoir enfin me reposer.
« Fermez les yeux » Je m’exécutai, et au lieu de sombrer dans le noir habituel qu’une telle action aurait engendré, je vis de la même manière que si j’avais les yeux ouverts à la différence prés qu’au milieu de notre cercle, était accroupie une femme d’un age avancé dont émanait, néanmoins, un charme irrésistible. Je crus au début que ce fut la même femme qu’on voyait sur les scènes du tunnel.
« Posez lui, donc, vos questions » disaient mes compagnons en pointant du doigt la vielle dame.

La seule question dont il me paraissait urgent d’y répondre fut :
- Suis-je mort ?
- -Non, répondit elle avec une voix plus jeune que ses rides ne laissaient paraître à propos de son age.
- Où suis-je ?
- Ceci n’est pas important. Posez donc une autre question, nous n’avons pas beaucoup de temps.
- De temps ? Mais pourquoi faire ?
- Pour répondre à tes questions voyons.
- Qui êtes vous ?
- Ne serait ce pas plus judicieux de te demander qui tu es au lieu de chercher que serais-je ?
- Je suis perdu. Comment voulez vous que je sache quelles questions il faut que je pose si je ne sais même pas, ou suis-je, que fais je ici, ni comment suis-je arriver jusqu’à vous et pourquoi je n’ai pas le moindre souvenir du chemin que j’ai emprunté pour arriver dans ce lieu dont j’ignore tout ?
- Tu viens tout juste de poser les bonnes questions. Mais, hélas, je ne pourrais y répondre maintenant, car le temps est bientôt écoulé.
J’ouvris les yeux, quelques instants plus tard, pour découvrir que je n’avais pas bougé de ma place. J’étais encore rue des Carmes et je marchais l’esprit ailleurs.

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Pour quoi pas la philosophie?

Posted by DramaR on 14:19 in ,
Je me rappel comme si cela datait d'hier, de mon premier cour de philo. J'avais donc 18 ans, préparant un bac mathématique ou la philo n'avait qu'un petit coefficient insignifiant par rapport aux matières scientifiques. Je crois même que c'était plus au moins égale à celui de l'informatique, c'est vous dire, placer le langage de l'esprit cote à cote avec celui d'un ordinateur. Ce jour là on attendait avec impatience l'arrivée du prof, tant on nous racontait que la plupart des profs de philos étaient fêlés ou extravagants. Le voilà donc qui arrive, silence dans les rangs et les yeux scrutateurs accompagnés de préjugés de tout genres observait cette petite personne, joufflue qui s'apprêtait à nous autoriser à prendre place. Aussitôt assis et le silence revenu, Mr B. nous annonça avec une voix fluette qui n'a pas mué au moment de la puberté : « Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien » et toute la classe , d'une seule voix, lança un rire qui fit trembler les carreaux des fenêtres et attira les curieux. Mr B. stoïque, se dirigea vers son bureau, nettoya sa chaise et s'assit en prenant soin de placer sa serviette devant lui de manière à ce qu'on ne le voit plus. « Est ce que vous me voyez? » Quelques ricanement plus tard l'un des élèves lança « Non, M'sieur » puis un autre « Si, un tout petit peu ». Mr B. se releva donc et nous lança « Mais là si et en entier, n'est ce pas? Est ce que cela peut signifier que quand vous ne me voyiez plus, je n'existait plus ou un petit peu comme a dit notre ami? » Silence dans la salle. « C'était une question mes amis ». « Non M'sieur vous existiez même étant caché » Mr B, Applaudissant : « Bravo, voilà une sage demoiselle qui ne se laisse pas berner par ses sens. Mais le fais tu en étant consciente de ton raisonnement? ou simplement par habitude? » . Silence encore. Et c'est ce même silence entre coupé par la parole de quelques rares audacieux qui a régné pendant toute l'année en classe de philo, à chaque question de Mr. B.

Serait ce la faute à ce brave Mr.B. Non absolument pas, c'était un professeur comme on en rencontre très peu: méthodique, pédagogue et surtout passionné par son métier et la pensée humaine. Malgré tout cela, il n'a réussis à faire passer cette passion qu'à très peu de mes collègues. Moi même qui m'intéressais beaucoup à la philo, je trouvais les textes de mon manuel, obscurs, difficiles à comprendre et inaccessibles. Il me fallut un travail supplémentaire que mes collègues considéraient comme une perte de temps pour arriver à saisir l'essence des textes et le fond de la pensée de leurs auteurs, et je n'y arrivais que très peu.

La philosophie à coté de l'art et des mathématiques est un vrai repère de civilisation. Ceux qui abandonnent ces disciplines fondamentales, abandonnent tout espoir de développement ou de sagesse. Or, je vous demande qui, d'entre nous, lors de son parcours scolaire ou universitaire s'est intéressé à la philosophie? Très peu vous me diriez, très rares et on les traitait de fous ou d'inconscients. Entre les « je n'y comprends rien » et les « je n'ai pas le temps, il faut que je bosses mes physiques » il y avait les « Pfff, à quoi bon? après tout je ne dépasserais pas les 4 lors de l'examen finale ». Et c'est vrai, j'ai essayé de chercher sur le net un chiffre qui indiquerait la moyenne nationale de l'épreuve de Philosophie, au bac tunisien en vain. Mais je pari qu'elle est bien en dessous de la moyenne.

Est ce la faute aux élèves alors? Ils ont leur part d'erreur, mais elle est négligeable. En effet arriver un beau jour et annoncer à une bande d'adolescents que nous allons étudier la pensée humaine et visiter le monde philosophique en neuf mois est absurde. Comment voulez vous qu'un élèves qui n'a lu que ce que ses maitres l'ont ordonné de lire et encore, puisse saisir un texte de Descartes ou l'analyse de Freud. C'est tout simplement enseigner à un arabophones la grammaire française sans qu'il ne connaisse l'alphabet latine. Il n'y comprendra rien et l'abandonnera de si tôt. Il paraît donc évident qu'introduire la philo en fin de parcours scolaire, d'une façon que je trouve violente, maladroite et totalement inefficace, ne fait qu'accroitre ce malaise qu'on a acquis petit à petit, ce mal de tête qui nous prend à chaque citation de Spinoza ou Alghazeli, cette envie de vomir à chaque fois qu'on nous demande de réfléchir à cet univers ou à notre propre existence.

Pour quoi la philosophie? Georges Gusdrof nous répond : « La philosophie, dans son ensemble, refuse de valider le droit du plus fort ; elle pourrait se définir comme le passage de la violence à la raison. » ou encore : « Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement. » selon Paul Valéry. Et j'en passe, tout les sages qui ont traversé l'histoire humaine ont philosophé ou en d'autre termes, ont douté de tout ce qu'on leur a appris, entrainant le plus grand débat qu'a connu l'humanité. Et, il suffit de visiter la pensée de chaque société, de chaque civilisation pour en connaître la valeur. Mais aujourd'hui, dans la notre, on marginalise le penseur, on abandonne la philosophie et le doute, pour une certitude dogmatique et un obscurantisme effrayant. Ceux là même qui sont entrain de nous donner en pâture à des bêtes affamées qui n'hésitent pas à dévorer nos âmes et esprits.

« Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football. » Voilà la cause de notre malheur, Ambrose Bierce a tout à fait raison. Et seul sur les bancs d'une nouvelle école que nous trouverons le salut. Par école j'entends tout ce qui nous apprend à réfléchir: Nos parents, nos ainées, nos professeurs, nos voisins, nos lectures... Mais si on devait se restreindre à l'école au sens propre du mot, c'est à dire un établissement ou l'on enseigne, instruit et forme, une introduction précoce de la philo sur ses bancs me parait judicieuse. En effet si on enseignait aux plus jeunes que se fier à ses sens sans analyse ni critique, si on leur enseignait depuis leur tendre enfance que un plus un est égal à deux mais aussi qu'il faut en douter pour mieux comprendre, on aura surement un autre visage de la société et de toutes ses composantes.

Pour finir, ou du moins s'arrêter là car toute une vie ne sera pas suffisante, je renouvelle encore mon appel à ceux qui mènent une bataille sanguinaire, un peu partout dans nos rues, écoles et sites internet, au nom de la foi ou de son absence, au nom de quelques gourous malintentionnés, ou d'idées qu'ils présentent comme étant parfaite et sans lacunes, de prendre quelques minutes de leur temps et de douter, de se poser des questions, de changer de point de vue... Rien que quelques minutes, et vous verrez que vous avez tort quelque part. L'ensemble des idées et des croyances qu'on accumule au fur à mesure de notre existence est semblable à un château de carte, qui tombera au premier coup de vent si l'une des cartes de la bases est mal placé. Et le seul moyen d'éviter un tel désastre c'est de réviser ses acquis aussi évidents qu'ils soient, non pas forcement pour les détruire et en apporter d'autres mais peut être bien les consolider ou les raffiner.

Enfin, comme on avait commencer avec une citation de Socrate, pour quoi ne pas finir sur un autre de ses conseils qui dit : « Si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas. » sa77a chribitkom et je vous laisse méditer la dessus, si bien sûr, vous ne regardez pas « Maktoub ».

P.S. : Un livre que je conseil à tout le monde mais surtout aux plus jeunes d'entre nous, que je conseil aussi aux parents qui se soucient de leurs enfants : « Le monde de Sophie » de Jostein GAARDER. Un livre qui a eu un franc succès depuis sa publication à nos jour et qui nous fait visiter à travers un récit bien ficelé et un langage simplifié, le monde de cette fameuse Sophie qui n'est qu'un monde peuplé de philosophes et d'idées loin d'être préfabriquées. En un mot, l'outil idéale pour introduire les notions philosophiques sans heurter ni ennuyer le lecteur. http://pagesperso-orange.fr/mondalire/Soph.htm




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Danger: déchirure sociale en formation!

Posted by DramaR on 12:13 in ,

Je suis ravi que le débat continue, que ce soit dans les commentaires qui disons le ne sont pas tous constructifs s'ils prennent une tournure d'indignation ou d'attaques gratuites, ou sur les blogs. J'aimerais tout de même inviter quelques blogueurs à éviter d'effacer les commentaires non vulgaires bien sur, on ne va pas jouer les censeurs à notre tour.

Ceci dit, j'ai remarqué que certains sans les citer, se contentent de refléter les problèmes et crier leur mécontentement sans pour autant aller au fond des choses et essayer d'analyser ces phénomènes en cherchant les éventuelles causes et conséquences. Prétendre trouver une solution sur les pages d'un blog est absurde, c'est un travail qui nécessite des recherches et une activité effective sur le terrain. Cependant se limiter à l'indignation et pointer du doigt les individus ne nous avancera pas d'un poil, voire pire.

J 'aimerais donc pour commencer, revenir encore sur la nouvelle note de Tarek « Islam entre fond et forme » qui pointe du doigt cette mode d'islamisation du quotidien tunisien, mais aussi de sa rue, sa mentalité et ses habitudes. Me choquer ne serait pas le bon terme puisque ceci paraissait prévisible depuis quelques années. M'attrister serait plus adéquat. En effet, je me félicitait d'appartenir à une société qui a su moderniser sa vision et sa pratique de la religion. Il faut avouer qu'à un certain moment, on a su conserver un équilibre, fragile soit-il, entre les courants d'islamisations et les courants de modernisation voire d'occidentalisation. Il est vrai que le nombre réduits de moyens de communications aurait contribuer à cela et que l'ouverture médiatique que connait notre société aujourd'hui n'était pas toujours de mise. Néanmoins, la société tunisienne, ou je dirais même le tunisien, était capable d'adapter sa religion à ses conditions, en acceptant la modernisation avec un œil critique et vis versa.

Aujourd'hui cet équilibre semble corrompu. Car si on observe cette société d'un œil extérieur on se rend vite compte qu'elle est composée de deux genres d'individus. Le premier, rejette totalement toute tentative d'ouverture ou de modernisation et préfère revenir aux traditions comme lui aura dicté le Shiekh un tel ou L'imam un autre. Suivant ainsi un modèle qui a quasiment cessé d'exister à un certain moment au sein de cette société. Un modèle qui semble évidemment non compatible avec le futur et préfère vivre dans le passé est du coup dangereux au vrai sens du terme. Le cas est le même pour le deuxième genre de composante, celle qui de la même façon rejette totalement le passé et la tradition, s'accrochant à un modèle étranger comme seule ligne de conduite. Une modernité dangereuse car elle tend elle aussi vers l'extrémisme. Il ne faut tout de même pas croire que ces deux composantes sont nouvelles au contraires elles ont toujours existé mais pas avec une telle ampleur. Aujourd'hui elles prennent la place de la modération. Aujourd'hui on connait l'aire du copier/coller sans vérifier que les informations qu'on absorbe ne sont pas infectés par des virus. Et j'entends par virus, ceux à qui profite cette situation de vide intellectuel, pour prêcher chacun à sa manières ces idées opportunistes et dangereuses. Il faut absolument se rendre à l'évidence qu'ils sont un vrai fléau qui apporte avec lui les premiers signes de la décadence. Et je ne fais pas de différence entre les islamistes qui véhiculent des idées de haine et de mépris de l'autre, ou des libéraux qui se permettent de vendre nos esprits aux plus offrants. Les deux n'auront d'effet que de transformer chaque individu en une brebis galeuses, prête à exécuter tout ce que lui dictera son maître.

La cause principale de ceci semble bien sûr sauter aux yeux : L'absence d'une critique constructive. A la place on retrouve une guerre froide entre deux clans qui n'hésite pas à attaquer l'autre pour le décréditer afin de convaincre, au lieu d'avoir la même bataille mais cette fois ci à coup d'arguments et de recherche à la place des attaques et des diffamations. Ajouter à cela un matraquage intensif qui fait souvent appel à des méthodes malhonnêtes et viles usant des faiblesses de l'homme tels que ses instincts ses peurs et ses fantasmes. Au lieu de se rendre compte que c'est la preuve même de la malhonnêteté de celles si, on plonge dedans, choisissant la solution la plus facile puisque réfléchir est une vielle mode.

Cependant le vide intellectuel n'est pas le seul coupable car il ne faut pas négliger l'approche économique de ce phénomène que je préfère ne pas traiter pour le moment.

Je vais finir encore sur une citation d'Amélie Nothomb qui dit :« Le seul mauvais choix est l'absence de choix » et je renouvelle ainsi mon appel à tout ceux qu'il atteindra afin de les inviter à choisir et non subir dans un premier lieu puis savoir critiquer ses propres choix et les affiner en y retranchant ce qui semble corrompu et malhonnête. Aujourd'hui on a besoin d'un discours qui nous uni contre les obstacles futurs et qu'il soit efficace si on ne veut pas connaître une déchirure sociale et une guerre des classes qui se profile à l'horizon. Abandonnons cette lubie à attaquer l'autre et l'incriminer s'il ne pense pas comme je pense ou s'il ne crois pas à ce que je crois. Abandonnons cette guerre pour un vrai dialogue constructif et civilisé. Loin de moi vouloir passer pour un donneur de leçon, mais il me semble que ça sera notre unique rempart contre des fléaux qui nous viennent d'ailleurs après avoir ravager ce qui les a croisés, tel un essaim d'insectes nuisibles.

Image : Déchirure
© Jacques-Daniel Rochat, CREA-7

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Réflichissons y plutôt..

Posted by DramaR on 19:38 in ,
Tarek a le blues. Et bien moi aussi, en grande partie à cause de la même raison. Mais je crois que fuir devant l'analyse et survoler le phénomène superficiellement ne fera qu'accentuer ta déprime cher Tarek.

Je pense qu'étant blogger, on est présent sur la scène culturelle Tunisienne, virtuelle soit elle. Une telle présence nous incombe de réfléchir à ce genre de panne, si j'ose dire. Une réflexion qui n'aura pas pour autant comme but de pointer du doigt un tel ou un autre, mais tenter de comprendre et analyser en premier lieu.

Les symptômes paraissent clairs : un manque effroyable de production culturelle digne de ce nom. A la place on est submergé par une musique commerciale dont le seul but est de vendre, heurtant les mœurs et appelant aux instincts pour attirer le consommateur, une production littéraire qui peine à exister tant, jeune comme vieux, nous avons abandonné le livre pour des programmes télévisés qui manquent d'originalité et de fond, un journalisme pauvre et j'en passe, les énumérer tous, ne fera qu'agiter le couteau dans la plaie.

Pourquoi un tel détournement de la culture vers la facilité et l'opportunisme. Doit on blâmer l'école, les parents, les médias... Doit on chercher le coupable? Je dis non car on est tous coupable, les uns par leur silence, les autres par leur paresse...

En effet, regardant par exemple notre système éducatif, je ne vais pas dire qu'il est le seul coupable ni qu'il n'est pas efficace. Mais simplement qu'il a tendance à pousser le jeune tunisien à orienter ses choix vers des carrières essentiellement technique ou scientifique puisque le reste « ma wakelech 5obz » et par ce fait sa formation aussi, qui le coupera des lettres et de l'art en général, "puisqu'il n'en a plus besoin". Une mentalité destructrice, puisqu'elle a tendance à générer en masse des compétences en technologie et science, en marginalisant totalement les autres discipline. Résultat, une capacité de critique intellectuelle quasi inexistante. Le jeune tunisien aujourd'hui est incapable de distinguer le produit de qualité de celui de bas étage. Ceci devient encore plus dangereux avec le phénomène internet qui nous apporte une quantité inimaginable de produit culturelle de tout part, et avec cette notion de partage et de buzz, on est face à un internaute incapable de trier le bon du mauvais puisque sa boussole culturelle est mal orientée. Il optera pour le plus facile, le plus commerciale et le plus pervers si j'ose dire et il se laissera guider par le reste du troupeau sans aucun libre arbitre, car « Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu'il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l'abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole. » affirme Laurent Laplante dans " Ignorant par abus d'information " .


Ceci reste néanmoins une seule facette parmi tant d'autres mais qui me paraît d'une importance capitale. Il faut souligner cependant que ce phénomène mérite de plus amples efforts de recherche et de réforme. Et je finirais sur cette citation de Descartes qui dit que : « Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut. » pour inviter autant de monde que je pourrais à s'auto-critiquer et pour quoi pas réviser ses choix, ses habitudes... avant qu'il ne soit trop tard.

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Sous le sapin

Posted by DramaR on 17:14 in ,
Elle scruta le parc des yeux à la recherche de ses deux amis, et ne tarda pas à capter leurs rires sonores bien qu'ils n'étaient pas visibles. Elle les rejoignit à l'ombre d'un grand arbre qui faisait le coin " ah oui c'est vrai qu'ils avaient dit sous le sapin"
- Bah alors? vous vous amusez sans moi?
- Et bien je racontais la chute du patron dans les escaliers aujourd'hui, distrait par une jupe trop courte pour monter des marches , lança Karim
- Allez pousse toi un peu Kraim, ça fait un moment que je l'ai pas vu, celui là
- C'est pas de ma faute, c'est vous qui donnez pas de nouvelles c'est à croire que vous vous auto suffisez.
- C'est pas faut
- Ah ce bon vieux sapin! soupira Nadia
- Et comment! sans lui nous ne serons pas réunis aujourd'hui. Vous vous rappelez les circonstances malheureuses de notre rencontre, dit Karim en ricanant
- Et ben voilà, suffit qu'elle arrive celle là pour que le passé arrive avec, mais laisse le là ou il est, parlez moi plutôt de vous, ça fait un bail qu'on ne s'est pas vu.
- Bah écoute, pas grand chose la routine quoi! Boulot métro dodo et parfois, quelques sorties. Je dis bien parfois hein, Kraim, dit Nadia en lançant un regard moqueur vers son fiancé.
- Ah oui mais t'avais qu'à choisir le fêtard à la place du casanier. Mais dites pas de cérémonie officielle à l'horizon? demanda Firas en sachant qu'ils allaient partir dans le fameux débat mariage pas mariage.
Nadia fronça les sourcils en jetant quelques regards furtifs vers Karim de peur de croiser son regard. Celui là ne tarda pas à jouer sa tirade habituelle:
- Ah mais tu sais nous, le mariage, c'est pas vraiment notre truc, ce n'est finalement qu'un bout de papier. Hein puce?
Nadia fronça encore les sourcils et regarda Firas qui surpris de voir un désaccord de cette empleur au sein de ce couple, compris aussitôt qu'il fallait changer de sujet :
- J'ai mieux, Le fameux tajine à la ricotta façon Firas et une bonne bouteille de vin, qui dit mieux?
- Alors, riz contenais, nems au crevettes et des raviolis végétariens.
- J'ai oublié qu'il fallait pas poser la question, ah Nadia et l'extrême orient!
- T'aurais vu la maison, on dirait un temple bouddhiste. lança Karim en rendant son regard moqueur à sa copine.
- Quoi tu aime pas ma déco?
- Ah non j'ai jamais dis ça, ta déco est très raffiné comme ta cuisine d'ailleurs sauf que parfois j'ai l'impression de vivre avec une chinoise.
- Et bah t'as pas à te plaindre, ricana Firas, ça varie le plaisir sans tromper.
- Tu veux mourir toi, lança nadia en se jetant sur son ami d'enfance.
- Aïe, aïe.
- Et que je ne t'y reprenne plus.
- Bon allez vous allez me gouter ça avec un bon verre de vin, y'a du nouveau dans la recette.
- Ah non pas de vin pour moi merci, dit Nadia avec un petit rictus au coin de la bouche.
- Tiens, c'est nouveau ça! En plus j'aime pas cette grimace. Tu arrête de boire?
- Oui et non!
- Comment ça oui et non?
- Elle est enceinte! répondit Karim d'un ton exaspéré.
- Quoi? Et vous attendiez tout ce temps pour me le dire, félicitations. mais en même temps je ne sais pas quoi en penser. La famille est au courant?
- Non t'es fou, ils vont nous trucider vivants si on leur annonce ça comme ça! Dit Karim
- Vous ne le gardez pas alors?
- Et bien mademoiselle prétend que ce qu'elle a dans le ventre et conscient et que c'est criminel d'avorter.
- Nadia?
Elle ne les écoutait plus dés qu'ils ont parlé de son bébé. Elle voulait le garder, mais devant l'entêtement de Karim qui refuse le mariage et la pression de la famille qui risque d'avoir des soupçons à tout moment, elle ne savait plus quoi faire.
- Puce?
- Oui je suis désolée, ça vous dérangerez de changer de sujet? On aura tout le loisir d'en parler plus tard. Tu viens dormir à la maison Firas?
- Heu, je sais pas trop, je dois...
- Non non, tu viens à la maison et puis c'est tout, pas de discussion possible.
- Oui mon général.
- Mmm c'est délicieux.
Le petit pique nique continua jusqu'à ce qu'il fasse nuit. Firas savait maintenant pour quoi Nadia insistait pour qu'ils retrouvent leurs vielles habitudes et savait qu'il fallait avoir une bonne discussion avec Karim le m'en foutiste et ça ne sera pas de la tarte.

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